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Lettre d'information janvier 2008
Et voilà-t-y pas que l’année
2007 est enterrée et voilà-t-y pas que vous commencez à vous inquiéter
de ne pas avoir reçu notre missive annuelle ? cauchemar ?
heureusement dissipé dès aujourd’hui par cette moisson de nouvelles en
provenance du château d Ayres et de ses Gorges et de ses Causses.
D’abord le
parc. Que faisons-nous ? on nous a
conseillé de noyer davantage dans la verdure les voitures du parking.
« Alléger » le spectacle ! un jardinier paysagiste
s’en occupe. Attendons le résultat !
Ensuite « l’extension » -celle dont
nous vous entretînmes l’an passé –celle dont nous vous causâmes
assidûment au printemps
-celle que vous visitâtes tant et plus cet été…
Eh bien, c’est (presque)
fini.
Au niveau 1,
dans le prolongement des salons que vous connaissez, se sont ouverts trois
« espaces » de jeu : un salon billard ; une pièces
« baby foot » et une salle de ping-pong.
Sans oublier le quatrième « espace » qui
sera ouvert pour le mois d’Avril : une salle de cinquante m2,
polyvalente et génératrice d’imaginaire (réunion familiale,
professionnelle, salle d’activité collective, de spectacle…). A nous
–à vous de choisir.
Au niveau 2
c’est
l’appartement de Jean Baptiste, 20 mois. Chant choral garanti à toute
heure. Et quel organe, mes aïeux ! pour nous, un logement parfois.
Une loge (d’opéra) toujours.
Au niveau 3
deux nouvelles chambres dont une –la chambre Alice- que nous avons conçue
pour les anniversaires, voyages de noces ou commémoration personnelle
(lit à baldaquin, coin salon, luminosité exceptionnelle, vue…et
intimité)
Au niveau 4
un
grand grenier. Le rêve !
Enfin un endroit où nous allons pouvoir empiler en
haut, ce que nous empilions… en
bas. C’est comme qui dirait : un vertige de bonheur ponctué de
« ça dégage…ça fait une de ces places !!! » -et de
chercher à quoi on va l’utiliser, toute cette place dégagée « en
bas ». A d’autres empilements ? à d’autres objets
d’hypothétiques utilisations ? ceux du château sont porteurs
d’histoires si anciennes et si mystérieuses qu’ils génèrent
interrogations parfois, respect et vénération toujours. Ils constituent
peu à peu les Assises de l’adoration perpétuelle… à la limite de
devenir le Grenelle des méditations transcendantales.
Oui, oui, on vous fera visiter ce grenelle –ce
grenier, pardon !…si on peut encore y pénétrer.
Et en matière de transcendance et vénération,
Meyrueis n’en finit plus de renouer avec son passé.
Et d’abord ses foires qui font tant vibrer l’âme
de notre vieux village. Celle de
la Saint Michel
, de
la Saint
Benoît
, celle du quartier saint
Blaise, de sainte Barbe. Sainte Barbe qui « patronnait » aussi
nombre de confréries –aujourd’hui encore, les pompiers. Car voulant
devenir chrétienne et se consacrer à Dieu, Barbe fut enfermée dans la
tour du domaine par son païen de père. A fille révoltée, papa
hyper-drastique : il finit par mettre le feu au domaine pour
supprimer sa fille..
Meeeeee le ciel, courroucé d’un tel autoritarisme,
envoie une pluie diluvienne sur l’incendie qui s’éteint immédiatement.
Et voilà. D’où les pompiers, n’est ce pas. D’où la foire. oui,
parce qu’il pleut toujours les jours de foire ? Ou parce qu’après
la pluie sur la tour incendiée…je ne vous dis pas le champ de bataille :
une vraie… foire (voilà) d’empoigne. Patronne des mineurs, des
carriers, protectrice des
digues (pour Meyrueis et ses Trois Rivières, ce n’est pas du luxe).
Pourtant un petit problème : cette sainte là, l’Eglise ne la
connaît pas. Donc il s’agit probablement d’une sainte laïque, alors ?
ce sont les seules autorisées en pays huguenot. Et les intercessions se
font tous azimuts. Facile et sympa.
Donc nous vous attendons pour les prochaines dévotions
œcuméniques. En attendant, bonne année et beaucoup d’amitié en
provenance de votre vieille et affectionnée maison des Cévennes.
Jean François de Montjou
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